28/08/2013

Lé génération sacrifiée des jeunes actifs

La réforme des retraites proposée par le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault présente à mes yeux une triple peine à l'égard des jeunes actifs :

- en mettant très peu à contribution les retraités d'aujourd'hui, elle concentre l'effort de financement sur les actifs (cotisation sur les salariés et les entreprises)

- en augmentant la durée de cotisation pour une retraite à taux plein, elle impacte encore une fois les jeunes qui, déjà, rentrent sur le marché du travail plus tardivement en raison du niveau d'études exigé. Un jeune qui fait aujourd'hui des études jusqu'à 24 ans ne partira pas avant 67 ans s'il veut bénéficier d'une retraite à taux plein : on est donc bien loin de l'âge légal maintenu artificiellement à 62 ans !!!

- le crise et le chômage impactent encore plus fortement les jeunes (ce ne sont pas les emplois aidés qui changent la donne) ; il sera donc d'autant plus difficile d'avoir des carrières pleines pour les jeunes d'aujourd'hui.

J'avoue rester perplexe : sans pointer du doigt les retraités actuels (dont une partie, il est vrai, ont des très faibles retraites), je ne comprends le message envoyé à la jeunesse. Sans aller jusqu'à parler d'injustice, j'aurais aimé un meilleur équilibre, en partageant les efforts entre les retraités d'aujourd'hui et ceux de demain.

25/07/2013

La destruction du complexe sportif Yvon Chevalier

Suite à une réunion de la commission Economie et Tourisme de la Communauté d'Agglomération, nous en savons davantage sur le projet de centre commercial dans le prolongement de l'Hyper U, en lieu et place du complexe sportif Yvon Chevalier.

Cette vue aérienne du projet est édifiante : des bâtiments commerciaux, avec hangars et parking, prendraient entièrement l'emprise au sol des terrains de football et de rubgy, et s'édifieraient au ras des terrains de tennis et aussi des habitations...


De plus, le risque d'évasion commerciale est très important depuis le centre-ville qui souffre déjà d'un manque d'attractivité. En effet, la maîtrise de la concurrence, aux portes du centre-ville, paraît déjà impossible à respecter avec des enseignes prévues comme Grand Frais (alimentation frais et surgelé), L'eau Vive (bio), Cultura (loisirs créatifs), Boulanger, Ambiance et Style (Art de la table), Sport 2000, Orchestra, Maxi Toys, ... sans parler des nombreuses enseignes de vêtements en concurrence frontale avec le centre-ville.


Les procédures administratives sont encore longues avant la réalisation de cette opération et les élections municipales de mars 2014 se rapprochent. Nous, élus d'opposition, continuerons à défendre l'intérêt des riverains, des clubs sportifs et des commerçants du centre-ville face à l'appétit du promoteur. Sans parler de l'opération financière qui est très loin d'être blanche pour la ville, nous pourrions même parler d'opacité !

Soyons très clair : ces centres commerciaux qui foisonnent partout aux portes de la ville ne sont qu'un leurre pour l'économie locale car ils n'apporteront que les emplois qu'ils détruiront ailleurs, en centre-ville notamment... surtout en période de crise.

19/06/2013

10 propositions pour lancer le débat d’idées

1. Réduire, dès 2015, la fiscalité locale via une baisse de 5% du taux de la taxe foncière (mesure financée par des économies de bonne gestion sur le budget de fonctionnement de la ville)

2. Restaurer la gratuité du stationnement pendant 30 minutes (en composant le numéro de la plaque d’immatriculation sur de nouveaux horodateurs qui éditeront le ticket gratuit pour ½ heure, fonctionnement identique à celui mis en place à Saint-Jean d’Angély)

3. Augmenter de 50% la dotation financière de la ville pour la manifestation populaire de la Saint Sylvestre (mesure financée par la suppression des cotisations financières souscrites auprès des très nombreux organismes nationaux qui apportent peu en retour à la ville et à ses habitants)

4. Après la fermeture de l’école Eugène Pelletan, s’engager véritablement sur le maintien de toutes les écoles de la ville (y compris celles de Paul Bert et des Jacobins) en modifiant la sectorisation et en revoyant le système occulte des dérogations mis en place par l’actuelle municipalité

5. Installer des caméras de vidéosurveillance dans le centre-ville pour lutter contre toutes les incivilités, nocturnes notamment

6. Mettre en place un plan d’action réellement efficace pour la propreté du centre-ville

7. Rationnaliser la gestion des ordures ménagères et chercher à en optimiser les coûts pour réduire la facturation

8. Mettre en place un réseau de chaleur dans le cadre de l’opération urbaine du site Saint Louis, alimenté par des énergies renouvelables, desservant également les quartiers des Boiffiers et de Bellevue

9. Recevoir les chefs d’entreprise tous les mois pour recenser leurs besoins et les aider dans leurs souhaits de développement ou leurs difficultés

10. Travailler avec les autorités de tutelle à la création à Saintes d’une école de formation d’aides à domicile aux personnes âgées / dépendantes (besoin lié au vieillissement de notre population en Charente-Maritime) en lien avec notre pôle hospitalier et infirmier

07/06/2013

Restaurants scolaires : hausse des tarifs

Sans crier gare, l'équipe socialiste de Jean Rouger a voté une augmentation conséquente des tarifs des restaurants scolaires de la ville. Pourtant, ces mêmes personnes ne nous avaient-elles pas promis que le passage en Communauté d'Agglomération serait indolore pour les habitants de Saintes ?
Le plus curieux est que cette augmentation frappe encore plus les petits revenus : +18,6 % pour les quotients familiaux inférieurs à 300, et +18,0 % pour ceux compris entre 300 et 500. Ces hausses à 2 chiffres rappellent celles de la taxe foncière en 2010 (+17%)... Il est vrai que les Saintais ont une certaine expérience en la matière !

Alors que j'ai découvert cette information lors de la séance de la Communauté d'Agglomération (sans aucun débat en Conseil municipal de Saintes au préalable) et que j'ai voté contre cette délibération, les élus de gauche m'ont répondu : "la hausse est certes forte en pourcentage mais faible en euros" (10 à 20 centimes d'euros de plus par jour pour le repas d'un enfant)... C'est sûr, avec ce raisonnement, on comprend mieux la baisse du pouvoir d'achats des familles ! Les petites rivières ne font-elles pas les grands ruisseaux ?