14/12/2014

Notre ligne politique : l'union !

Il est urgent de faire comprendre à nos ténors politiques que la population est excédée par leurs petites guéguerres de chef, dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles semblent bien ridicules au regard de la situation de la France. Ces agissements pourraient même prêter à sourire, s’ils ne constituaient pas une des causes de la montée dans l’opinion du Front National. La récente affaire Fillon-Jouyet n’est pourtant que la partie immergée de l’iceberg…
Qu’on se fasse des petites anicroches entre partis opposés, passe encore… Le caractère bipolaire de notre système politique a bien formaté les esprits ! Mais à l’intérieur du même parti…
A titre personnel, j’ai récemment pris position pour Alain Juppé dans le cadre de la primaire à droite et au centre en vue de l’élection présidentielle de 2017, comme un certain nombre de parlementaires et d’élus de terrain dont je fais partie. J’ai reçu plusieurs messages d’encouragement et de soutien, mais également un message plutôt agressif de la part d’un militant (récent) de l’UMP. Ce dernier m'a écrit  «  qu’au niveau des programmes politiques, le seul programme à l’UMP qui soit complet, cohérent et écrit, est celui de Guillaume Peltier et de Geoffroy Didier qui, eux, soutiennent Nicolas Sarkozy… ». Message malheureusement accompagné de propos désagréables, pour ne pas dire insultants, à l’encontre d’Alain Juppé (qui n’aurait pas de programme ni d’idée), et aussi à mon endroit pour avoir publiquement affiché ce soutien !
Il m’a semblé nécessaire de répondre à ce militant, car je pressens qu’il constitue un élément de clivage bien trop fort au sein de la droite.
 
«  Cher Monsieur,
N'avons-nous pas le droit de soutenir, en vue de la primaire de 2017, un autre prétendant que Nicolas Sarkozy (dont je reconnais des qualités indéniables comme le sens de l’engagement et le dynamisme, et contre lequel, moi, je ne porte aucune critique) ?
Sommes-nous des ennemis alors que nous sommes dans le même camp ? Pensez-vous qu'il ne serait pas mieux de parler positif (en affirmant vos convictions pour la droite forte et pour N. Sarkozy) mais sans tacler d'autres courants ou d'autres personnalités à l'intérieur de notre propre parti ?
Ne pensez-vous pas qu'ainsi vous faites le jeu de la gauche, et surtout du Front National ?
De mon côté, je ne saurais penser seul que je détiens la vérité. Et j'apprécie aussi les personnes qui soutiennent les idées de la droite forte, car nous formons un bloc, ensemble, contre la gauche au pouvoir (je le rappelle au passage). C'est à partir de nos différences, et bien sûr du partage de nos valeurs communes, que se renforcera notre parti, l'UMP. »
 
 
Ce message, je pourrais tout autant l'adresser à ceux qui ont cru bon de siffler Alain Juppé à Bordeaux.

J’estime pour ma part que l’unité au sein d’un grand parti politique comme le nôtre, et la solidarité entre les individualités qui le composent, est indispensable avant  même d'envisager le retour au pouvoir et le redressement de notre pays.

Après tout, c’est bien l’enjeu de primaires ouvertes que la droite va découvrir : chaque candidat devra montrer sa personnalité et défendre son programme, sans jamais oublier que les autres candidats ne sont pas des ennemis. De toute manière, l’esprit-même des primaires veut qu'ensuite tous les militants se réunissent derrière le candidat choisi. Cela ne sert donc à rien d’insulter l’avenir…
 
Nicolas Sarkozy l'a très bien compris lui-même. Depuis qu'il préside à nouveau l'UMP, il cherche à maintenir les équilibres, pour que l'unité redevienne notre maitre mot à l'UMP. L'union devient même une ligne politique à part entière !

16/11/2014

Chaque jour qui passe...

Chaque jour qui passe offre un bien triste spectacle de notre société et de notre démocratie...

Les élites, au fond, s'en moquent pour une majorité d'entre elles, justement parce qu'elles se maintiennent ou qu'elles parviennent à cette strate du pouvoir et de confort qui ne nécessite aucune remise en cause. Pourtant, ceux qui nous gouvernent le voient bien, le comprennent bien, mais ils démontrent chaque jour qui passe toute leur impuissance face à la technocratie qui leur oppose une grande frilosité, certes, mais aussi et surtout à cause de leur propre renoncement. S'ajoutent à cela la médiocrité des personnes, le jeu des egos, la rivalité des ambitions, le trouble des affaires, l'emballement médiatique permanent, et enfin la faiblesse des idées. Certains osent même se réfugier derrière la prétendue bêtise des Français, il n'en est rien ; je parlerais plutôt d'une certaine rigidité du corporatisme et du syndicalisme.

L'alternance politique désormais quasi systématique est bien la preuve de cet échec. La montée du Front National et le sourire revanchard de Marine Le Pen sont le reflet d'une société qui rejette tout. Pour autant, je suis convaincu que l'échiquier politique ne la fera jamais Reine. Je n'y crois pas car les électeurs extrémistes n'ont aucun point commun entre eux : ils suffiraient de les mettre dans une même pièce pendant 5 minutes, à peine, et je me dis qu'ils en viendraient aux mains entre eux tant ils n'aspirent pas du tout à la même société. C'est juste l'expression d'un ras-le-bol, et pas que fiscal. La question de l'immigration reste un tabou et pourtant il y aurait beaucoup à dire... 

Il est indéniable que les citoyens ne se déplacent plus beaucoup aux urnes : au final, on ne croit plus en rien et on se radicalise. "Moi Président de la République" restera certainement comme l'expression politique qui aura le plus cassé l'idée-même de l'espoir.

Alors faut-il céder au pessimisme ambiant et s'en satisfaire car cela pourrait être plus grave encore ? Non, l'avenir ne peut pas être qu'une source d'inquiétude, sinon la société française connaîtra une révolution. Pour éviter cela, je crois nécessaire de revenir en politique à une certaine méthode et à certains principes :
1. Les Français comprennent bien que des efforts sont nécessaires mais encore faut-il que les réformes soient bien expliquées, discutées en amont avec les partenaires (mais pas trop non plus...), et justes (à ceci près que la justice ne signifie pas nécessairement un nivellement vers le bas des richesses).
2. Les Français doivent constater que les mesures annoncées, une fois décidées, sont rapidement mises en œuvre et qu'au final le but poursuivi est atteint. Il est stérile d'en proposer une nouvelle chaque jour mais indispensable de garder le cap sur des réformes structurantes.
3. Les Français en ont un peu marre de se diviser autour des questions "sociétales". Dans la période actuelle, la priorité doit être donnée à la reprise de la croissance et de l'emploi et tous les moyens de l'Etat doivent être concentrés sur cet objectif.
4. Le bon sens paysan doit revenir la base des réflexions, et il n'y a pas lieu de l'opposer avec le génie innovant des créateurs de start up... Cela s'appelle la force de la synthèse, ce qui est bien différent de la recherche perpétuelle du compromis... qui donne aujourd'hui le terrible sentiment d'une perte profonde des convictions.
5. Enfin, le débat sur nos valeurs doit reprendre le devant de la scène politique. Les Français sont attachées à se projeter dans une société à laquelle ils adhèrent.

Dans ce contexte, la réforme territoriale est l'exemple même de ce qui ne marche pas (en référence aux principes énoncés ci-dessus) :
1. Aucune explication, aucun réel débat sur le fond
2. Une valse sans fin de la carte des régions, et des changements permanents s'agissant de l'avenir des départements
3. Aucune perspective donnée par rapport aux prétendues économies (en fait, il n'y en aura aucune dans le schéma actuel)
4. Un sentiment que ce sont les accords politiques entre les différentes composantes de la (pseudo) majorité de gauche qui mènent la barque (les radicaux de gauche n'ont-ils pas mis leur veto sur cette question, ce qui a fait plier le gouvernement et le soi-disant implacable Manuel Valls ?)
5. Personne ne comprend plus rien à la logique poursuivie... s'il y en a une ! Aucune réelle analyse autour des territoires, des métropoles...

Se rajoute à cela, pour finir, le fait qu'une minorité de personnes, violentes et radicales, peuvent bloquer des projets voulus par le plus grand nombre...

Chaque jour qui passe nous éloigne de l'idée d'une grande nation (il ne suffit pas de partir en guerre aux quatre coins du monde pour avoir cette image !).

04/11/2014

Le spectre de la 4ème République !

Pour éviter une plus que probable défaite lors des élections législatives de 2017, à l'issue de la présidentielle, les "stratèges" du parti socialiste seraient prêts à jouer aux apprentis sorciers.

Après la modification des règles électorales pour les sénatoriales en septembre dernier, et après les multiples "tripatouillages" avec le redécoupage des cantons en vue des élections départementales en mars 2015 et avec la réforme territoriale pour les élections régionales de décembre 2015, François Hollande serait à nouveau tenté de changer un mode de scrutin, cette fois-ci pour les élections législatives de 2017.

La proportionnelle, voilà de quoi brouiller les cartes juste avant la présidentielle... On ne sait jamais, sur un malentendu et avec un Front National au sommet, François Hollande se dit qu'il pourrait être réélu. Et si, malgré ces magouilles, François Hollande venait à perdre en 2017, ce n'est peut-être pas si grave à ses yeux : "après tout, après moi, le déluge... !".

Bien sûr, les petits partis sont favorables à la proportionnelle, mais derrière cette avancée démocratique se cache un grave danger institutionnel : ce ne serait pas la 6ème République tant rêvée par certains, mais le retour à la 4ème...

Plus de majorité sans le Front National qui pourrait alors prétendre à 160 députés avec un score moyen de 25% à l'échelon national (avec la proportionnelle intégrale tel qu'en 1986). Plus de gouvernement envisageable sans des accords avec le Front National, autant dire impossible de former un gouvernement... et donc une dissolution immédiate... !

Alors, si le Pays venait à s'enfoncer dans le chaos à cause de cette instabilité, on pourrait alors dire "Merci François Hollande pour avoir cassé la France !".

26/10/2014

La casse de la politique familiale

Qu'il est démagogique de vendre l'idée à une population qui s'appauvrit de jour en jour qu'il faut "taxer" les riches pour redistribuer l'argent aux plus démunis ! Cette facilité de la mesure "juste" pour ce qui concerne la politique familiale est en plus doublée d'une idéologie pathétique.

La gauche a commencé dès 2012, en baissant le quotient familial. Elle a poursuivi en fiscalisant la majoration de pension des retraités parents d'au moins trois enfants et en rabotant à nouveau la quotient familial dès 2014. Et voilà une nouvelle salve fiscale, d'une montant de 700 millions d'euros prévue pour 2015, avec la baisse du complément de mode de garde pour les familles employant une aide à domicile ou une assistante maternelle et la mise sous condition de ressources des allocations familiales...

Pour certaines familles des classes moyennes, l'addition de ces mesures devient insupportable, car ce sont les mêmes personnes qui sont aussi concernées par la hausse des cotisations salariales, la fiscalisation des complémentaires santé, l'augmentation des taxes sur le gazole, le coût déjà majoré pour les cantines, les centres de loisirs, etc. Tout cela est injuste car après impôts et transferts sociaux, les écarts se lissent et la France se nivelle par le bas.

Mais, au-delà de l'égalitarisme qui tend à l'extrême (finalement, dans la tête de certains élus de gauche, tous les français devraient gagner à peu près la même chose, qu'ils soient chômeurs ou médecins), la gauche considère la famille comme un facteur de reproduction des inégalités et des déterminismes. Pour elle, la politique  familiale n'est plus un investissement de la nation, mais un avantage indu versé à des privilégiés. Il est d'ailleurs symptomatique que François Hollande s'attaque à la politique de la famille, qui est pourtant l'une des politiques publiques les plus efficaces et que l'on nous envie à l'étranger, et notamment en Allemagne...

On casse une politique qui fonctionne plutôt que de réformer ce qui ne marche pas !

20/10/2014

Rencontre avec le Ministre des Transports

Ce mercredi 22 octobre, j'aurai l'honneur de faire partie de la délégation qui se rendra à l’audition de Monsieur Alain VIDALIES Secrétaire d'Etat aux Transports, à la Mer et à la Pêche, en compagnie d'élus issus de tous les partis politiques.

Délégation composée de :
Monsieur Louis NEGRE, Sénateur-Maire de Cagnes-sur-Mer
Monsieur Roland RIES, Maire de Strasbourg
Madame Valérie LACROUTE, Députée-Maire de Nemours
Monsieur Bernard SOULAGE, Vice-Président du Conseil régional de Rhône-Alpes
Monsieur Frédéric NEVEU, Vice-Président de la Communauté d'Agglomération de Saintes
Monsieur Pierre SERNE, Vice-Président du Conseil régional d'Ile-de-France
Monsieur Jean Paul MARTINERIE, Vice-Président de la Communauté d'Agglomération des Hauts de Bièvre
Monsieur Pierre MATHIEU, Vice-Président du Conseil régional de Champagne-Ardenne

Les points portés à l’ordre du jour de cette rencontre sont :
1 - Après, la suspension de l'Ecotaxe, quel financement pour les infrastructures de transport ?
2 - Relance du 3ème appel à projets
3 - Réduction du taux de TVA pour les transports
4 - Les exonérations de VT pour les associations du secteur social et solidaire
5 - Le VTI
6 - La suppression de la taxation des plus-values foncières liées aux projets de TCSP (prévue dans le PLF2015)
7 - L'ouverture des liaisons inter-régionales par autocar
8 - L'évolution de la compétence transport dans la Loi NOTR
9 - Volet transports de la loi de transition énergétique
10 - La mise en œuvre de la décentralisation du stationnement